International

La Stratégie maritime, élaborée sur un horizon de quinze ans, mise sur les avantages concurrentiels du Québec et, en particulier, sur son positionnement géographique stratégique par rapport aux grands marchés internationaux et nationaux, et ce, dans un contexte où se multiplient les accords économiques internationaux et où s’accroissent les échanges commerciaux.

À ce titre, le Québec pourra bénéficier de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG) qui, conjugué à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), lui permettra d’accéder à un marché combiné de près d’un milliard de personnes.

Ainsi, la Stratégie maritime entend miser sur le Saint-Laurent afin de se positionner comme la porte internationale de l’est de l’Amérique du Nord. Sa voie navigable se rend au cœur du continent. De plus, il constitue le plus court chemin entre l’Europe et le centre de l’Amérique, deux zones parmi les plus industrialisées au monde.

Le Québec dispose d’un réseau portuaire commercial stratégique composé d’une vingtaine de ports. Il est interconnecté aux réseaux ferroviaires (le CN et le CP) et routiers, ce qui permet d’accéder directement à un marché nord-américain de plus de 135 millions de personnes.

La Stratégie maritime entend profiter de ces atouts ainsi que de l’accroissement des échanges transitant par transport maritime, en créant notamment des pôles logistiques à haute valeur ajoutée. Ceux-ci amélioreront l’efficacité des échanges commerciaux et permettront la création de nombreux emplois.

La Stratégie maritime prévoit le développement de zones industrialo-portuaires afin de rendre les entreprises québécoises plus compétitives. Les zones industrialo-portuaires permettront de dégager une plus grande synergie entre les entreprises qui en feront partie, tout en offrant un avantage comparatif à celles qui nécessitent des services portuaires. Globalement, elles permettront d’accroître les exportations du Québec, particulièrement pour ses entreprises manufacturières.

La Stratégie maritime contribuera au développement du Plan Nord, en facilitant l’accès au territoire et aux infrastructures maritimes. Les compétences en transport et l’expertise du Québec en contexte nordique seront alors pleinement mises à profit.

La Stratégie maritime favorisera également les occasions de collaboration internationale, notamment avec la création d’un institut France-Québec sur les questions maritimes. Une plus grande collaboration internationale permettra de maximiser l’impact économique des projets collaboratifs interdisciplinaires, la mise en commun des expertises à l’échelle internationale, le partage des coûts d’infrastructure et la formation d’une main-d’œuvre hautement qualifiée.

Finalement, les infrastructures portuaires et maritimes soutiennent l’industrie touristique dans les grandes zones longeant le Saint-Laurent. Celui-ci constitue une destination attirante pour un nombre croissant de voyageurs et de voyageuses. On assiste notamment à une progression rapide du secteur des croisières internationales, des excursions d’observation des mammifères marins et des croisières-excursions. À elles seules, les activités associées aux croisières internationales ont engendré 105 millions de dollars en retombées économiques pour l’économie québécoise, en 2012, en plus de générer 1 600 emplois.